Immunopathologie

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Responsable de l'axe : Daniel Kaufmann, M.D.


 

Chercheurs de l'axe

Publications des chercheurs


L’axe Immunopathologie regroupe les thématiques de recherche où les mécanismes de défenses de l’organisme jouent un rôle clé. Les chercheurs de cet axe s’intéressent aux processus biologiques, aux diagnostics et aux approches thérapeutiques en cause dans les maladies infectieuses, les maladies chroniques ou associées à un dérèglement du système immunitaire, de même qu’aux pratiques et à l’organisation des soins de santé.

L’axe s’articule autour des priorités de recherche suivantes : arthrose et auto-immunité; insulte tissulaire, transplantation, don d’organes et soins critiques; maladies virales.

Arthrose et auto-immunité

L’arthrose touche un Canadien sur dix. Malgré la prévalence de cette atteinte chronique des articulations, les mécanismes physiopathologiques sont encore mal connus. Les chercheurs de l’axe travaillent à définir les mécanismes conduisant à l’altération des tissus atteints, les signaux potentiels entre les cellules atteintes, et à comprendre les mécanismes cellulaires impliqués dans les maladies articulaires. L’identification de nouvelles cibles thérapeutiques permettra ultimement de guérir de cette maladie. 

Nos recherches s’intéressent également à des maladies auto-immunes qui ciblent entre autres le système articulaire et digestif. Ainsi, des chercheurs de l’axe travaillent à mieux comprendre les causes du dérèglement du système immunitaire impliqué dans différentes maladies auto-immunes, dont la sclérodermie systémique, le lupus érythémateux disséminé et les maladies inflammatoires de l’intestin. L’analyse des données issues des populations québécoises atteintes de maladies auto-immunes orienteront la recherche de traitements pour ces maladies toujours incurables.

Partenariat avec les membres du réseau MENTOR des IRSC.

Transplantation, insulte tissulaire, don d’organes et soins critiques

La recherche en transplantation d’organes et de tissus vise à mieux comprendre les mécanismes immunologiques et inflammatoires qui influencent la préservation de l’organe à transplanter, afin d’éviter le rejet. Plusieurs chercheurs de cet axe sont impliqués dans le Programme national de recherche en transplantation du Canada (PNRTC), codirigé par la Dre Marie-Josée Hébert. Ce programme vise l’amélioration de la qualité de vie des personnes qui ont reçu une transplantation. Des travaux portent notamment sur la prévention du rejet précoce de greffe et la maladie du greffon contre l’hôte (GVH), la caractérisation de biomarqueurs de rejet, l’accroissement du don d’organes, la prévention du dommage aux organes avant la greffe, et la recherche en bioéthique du don et de la transplantation.

Un groupe de chercheurs travaille également sur l’insulte et les dysfonctions du tissu respiratoire dans le contexte du syndrome de détresse respiratoire et de la fibrose kystique. Ils évaluent de nouvelles stratégies thérapeutiques visant à améliorer la régénération et la fonction pulmonaire chez les patients atteints de fibrose kystique, afin de ralentir la progression de la maladie et retarder le besoin de transplantation pulmonaire. 

Partenariat avec le Programme national de recherche en transplantation du Canada (PNRTC).

Maladies virales chroniques

Le corps humain se défend des infections virales chroniques en faisant intervenir d’abord l’immunité innée et ensuite l’immunité adaptative, qui confère une protection plus durable à l’organisme. Nos chercheurs étudient principalement les infections transmissibles sexuellement et par le sang, telles que le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), les hépatites B (VHB) et C (VHC), et le virus du papillome humain. D’autres recherches portent sur le virus respiratoire syncytial, l’une des causes majeures des infections respiratoires chez les enfants et les personnes âgées. Les chercheurs de l’axe travaillent à définir les facteurs et mécanismes conduisant à la susceptibilité et à la progression de ces infections dans le but d’identifier des stratégies de prévention, de traitement et d’éradication.

Plusieurs chercheurs de cet axe font partie du Réseau sida et maladies infectieuses du FRQS, codirigé par les Drs Michel Roger et Cécile Tremblay.