Lapointe, Réjean

Ph. D.

Version imprimable
Réjean Lapointe

Axe: Cancer

rejean.lapointe@umontreal.ca
514 890-8000 poste 25489 (bureau) poste 25504 (labo)

Chercheur régulier

Professeur titulaire, Département de médecine, Université de Montréal

Directeur, Laboratoire d'immuno-oncologie, CRCHUM

Mots-clés

Cancers du sein, cancer du rein, système immunitaire, immunothérapie, lymphocytes T, antigènes tumoraux, indoleamine 2,3 dioxygenase (IDO).

Domaine de recherche

Interaction entre le système immunitaire et les cancers du sein et du rein
Les antigènes tumoraux sont définis comme étant des protéines exprimées exclusivement dans les cellules cancéreuses et exemptes de tissus normaux dérivés d’organes importants. Plusieurs de ces antigènes ont été identifiés principalement chez le mélanome. Les antigènes en général sont présentés aux lymphocytes T sous forme de peptides (ou épitopes) par les complexes majeurs d’histocompatibilité (CMH) de classe I et de classe II.

Le but initial de ce projet consiste à identifier de nouveaux antigènes tumoraux chez le cancer du sein en utilisant diverses approches. Nous avons déjà deux antigènes candidats identifiés, pour lesquels nous recherchons des épitopes pouvant être présentés par les CMH de classe I et de classe II. De plus, nous étudions la diversité des populations cellulaires immunitaires infiltrant les tumeurs, de même que les mécanismes d’immunorégulations intratumoraux.

Présentation des antigènes tumoraux par les CMH de classe II
Nous étudions les mécanismes régissant la présentation des antigènes tumoraux par les CMH de classe II. Ce type de présentation mène à l’activation des lymphocytes T CD4+, qui sont essentiels pour obtenir une réponse immunitaire de type cellulaire. Ce type de réponse implique les lymphocytes T CD8+, qui sont également appelés cytotoxiques puisqu’ils ont la capacité d’éliminer les cellules cibles, comme les cellules cancéreuses.

Conséquence de l’expression de l’indoléamine 2,3 dioxygénase (IDO) dans les cancers humains
Les premières générations d’essais cliniques en immunothérapies ont parfois résulté en réponses cliniques convaincantes, mais dans une faible proportion des patients : nous devons en apprendre davantage sur les mécanismes immunorégulateurs contrôlant la tolérance immunologique face aux tumeurs. Un des mécanismes potentiels pourrait être la protéine indoléamine 2,3 dioxygénase (IDO), dont la fonction est de cataboliser le tryptophane, ce qui inhibe et neutralise les lymphocytes T localement. Nous avons observé la présence de l’IDO dans les tissus humains de cancers du sein et du rein. Ce projet consiste à définir si l’expression de l’IDO est fréquente et liée à une réalité clinique, d’identifier les cellules qui la produisent et de déterminer si les lymphocytes T sont affectés par la présence de l’IDO. Si l’IDO semble contrôler négativement les lymphocytes T et potentiellement contribuer à la tolérance immunologique, il sera approprié de cibler cette enzyme afin de mieux contrôler ce mécanisme de contrôle.

Banque de tissus du cancer du sein du Réseau de recherche en cancer du Fonds de recherche en santé du Québec (FRSQ)
Nous sommes gestionnaires de la banque de tissus du cancer du sein du CHUM, une composante du Réseau de recherche en cancer du FRSQ. Les échantillons mis en banque sont les cellules mononuclées du sang, le plasma, la pièce tumorale (lysat cellulaire brut, ARN total et une partie congelée dans l’OCT) et la marge saine lorsque disponible. Plus de 280 patientes ont été recrutées. Les échantillons mis en banque sont disponibles à la communauté scientifique.