Ancuta, Petronela

Ph. D.

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Petronela Ancuta

Axe : Immunopathologie

petronela.ancuta@umontreal.ca
514 890-8000, poste 35744

Chercheur régulier

Professeur, Département de microbiologie, infectiologie et immunologie, Université de Montréal 

Mots-clés

Monocytes, cellules dendritiques et cellules T CD4+, chimiokines, récepteurs de chimiokines, trafic cellulaire et costimulation des cellules T, synapse immunologique et virologique, VIH-1.

Domaine de recherche

Le VIH est unique dans sa capacité à cibler les cellules clés du système immunitaire et à échapper aux réponses antivirales au niveau cellulaire et moléculaire. La thérapie antirétrovirale actuelle (TAR) est un atout majeur de la médecine moderne qui a transformé le VIH/SIDA en une maladie chronique gérable dans les pays où l'accès au traitement est possible. Cependant, l'éradication du VIH n'est pas obtenue avec la TAR. La persistance des réservoirs de VIH dans de petites fractions de lymphocytes T CD4+ est très bien documentée. En revanche, la contribution d'autres types de cellules immunitaires telles que les cellules myéloïdes à la persistance du VIH au cours de la TAR reste à établir. Ainsi, au cours des dernières années, la recherche dans mon laboratoire s'est concentrée sur l'identification et la caractérisation moléculaire de sous-populations discrètes de lymphocytes T CD4+ et de cellules myéloïdes permissives versus résistantes à l'infection par le VIH. Notre objectif est de générer des connaissances scientifiques solides pour la mise en œuvre de nouvelles stratégies de guérison/rémission chez les personnes infectées par le VIH. 

Le programme de recherche de mon laboratoire est décrit ci-dessous :

Cellules Th17 et VIH : nos découvertes ont placé les cellules Th17 (une sous-population de lymphocytes T CD4 + qui combattent les pathogènes au niveau des muqueuses) au cœur même de la persistance du VIH chez les sujets infectés recevant la TAR. Nos efforts actuels visent à identifier des régulateurs transcriptionnels spécifiques aux cellules Th17 qui pourraient être utilisés comme cibles antivirales pour limiter la transcription du VIH dans des nouvelles stratégies de type « bloquer et verrouiller ». 

Cellules myéloïdes et VIH : nous avons identifié les cellules dendritiques dérivées de monocytes CD16+ comme des contributeurs majeurs à la pathogenèse du VIH et à la persistance du réservoir via la production de molécules solubles pro-inflammatoires et immunitaires régulatrices. Les recherches actuelles au laboratoire visent à étudier les cellules myéloïdes dérivées de précurseurs embryonnaires/fœtaux (capacité d'auto-renouvèlement et de survie à long terme) versus les monocytes (courte survie), en termes de potentiel inflammatoire et de contribution à la persistance du VIH chez les personnes infectées recevant la TAR. 

Rythme circadien et VIH : plus récemment, mon laboratoire étudie l'importance du rythme circadien et de la machinerie de l'horloge circadienne dans la régulation des fonctions immunologiques et de la multiplication du VIH. On comprend de plus en plus que la dérégulation de cette horloge a des implications immunitaires néfastes surtout chez les sujets infectés par le VIH. Ces études ont une forte relevance clinique pour orienter les stratégies d’éradication du VIH. 

Ces études sont en partie réalisées dans le contexte du Consortium canadien de recherche sur la guérison du VIH (https://www.cancurehiv.org/investigators; PI : Dr Eric Cohen, Ph. D.), financé par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), en partenariat avec l'International AIDS Society (IAS) et la Fondation canadienne pour la recherche sur le SIDA (CANFAR). L'accès à des cohortes longitudinales bien caractérisées de personnes infectées par le VIH (IP : Dr  Jean-Pierre Routy, M.D.) est facilité par le soutien financier du Réseau VIH/SIDA du FRQ-S.

Maladies cardiovasculaire et VIH : en parallèle, mon laboratoire participe à des efforts collaboratifs pancanadiens visant à identifier les mécanismes cellulaires et moléculaires du vieillissement prématuré et des maladies cardiovasculaires dans la population infectée par le VIH, y compris le rôle d'une nouvelle cytokine IL-32. Dans ces études, nous bénéficions de l'accès à la cohorte canadienne sur le vieillissement et les maladies cardiovasculaires chez les personnes infectées par le VIH (IP : Cécile Tremblay, M.D. et Madeleine Durand, M.D.). Ces études sont financées par les IRSC et le National Institutes of Health (NIH).

Mon laboratoire offre d'excellentes possibilités de mentorat et de formation aux étudiants des cycles supérieurs et de premier cycle ainsi qu'aux stagiaires postdoctoraux.

Affiliations

Principale investigatrice, Consortium canadien de recherche sur la guérison du VIH, (CanCURE)

Équipe de recherche

Delphine Planas, Ph. D., étudiante
Amélie Cattin, Ph. D., étudiante
Tomas Raul Wiche Salinas, Ph. D., étudiant 
Natalia Fonseca Do Rosario, Ph. D., étudiante en visite
Etiene Gabriel Moreira, Ph. D., étudiant
Debashree Chattarjee Adhikari, Ph. D., stagiaire postdoctorale
Younes Chouikh, Ph. D., assistant de recherche
Laurence Raymond Marchand, M. Sc., assistante de recherche